De Melbourne à Adélaïde (Suite)

Jour 142 (mercredi 01 avril 2009)

Nous quittons Warrnambool et parcourons les 15 kilomètres nous séparant de « Tower Hill Reserve » : une réserve naturelle, située dans le cratère d’un volcan.

Le lieu est vraiment sympa, le paysage intriguant, et on y trouve une foule d’animaux, dont nos premiers émeus en liberté, des échinas (une sorte de porc-épic), des koalas, kangourous et plein de petits lézards d’environ 5 cm.

 

Nous restons pas mal de temps à nous balader et à observer tout ce beau monde, puis repartons vers notre prochaine destination : la petite ville de « Portland », 90 km plus à l’ouest.

 

Arrivés à 16h45, nous fonçons à l’office de tourisme, fermant dans 10 minutes, y prendre la carte de la région et le plein d’infos.

N’ayant pas grand-chose à visiter dans cette bourgade, nous nous rendons à « Cape Bridgewater », une dizaine de kilomètres plus loin.

Au programme : un Blowhole, une forêt pétrifiée et une colonie d’otarie.

 

Nous commençons par réserver une excursion d’une heure pour le lendemain midi, « Seals by Sea », afin d’aller au large de la côte, rendre une petite visite aux otaries…

Et finissons la journée en allant voir la forêt pétrifiée, qui n’est qu’un amas de roches en forme de troncs d’arbres, en fait de grosses souches en pierres. Nous n’avons pas beaucoup plus de chance avec le Blowhole, qui n’a décidément pas envie de souffler aujourd’hui …

 

Nous nous réconfortons autour d’un bon souper, et dormons sur le parking de ces 2 magnifiques attractions, en attendant le lendemain, plus prometteur…

 

Jour 143 (jeudi 02 avril 2009)

Prêts de bonne heure, et devant attendre l’heure de l’excursion, nous restons à Cape Bridgewater, le long de la plage, à contempler l’océan en déjeunant.

 

Ayant un petit 20 minutes de marche vers l’embarcadère, nous démarrons vers 11h30, histoire d’être là en temps et en heure ! Il fait superbe aujourd’hui, grand soleil, presque pas de nuages à l’horizon, et la petite balade à flan de falaise est très agréable.

Nous embarquons ensuite dans un bateau de 8 passagers, plus notre guide/pilote.

C’est partit ! En route pour la colonie d’otaries se trouvant juste un peu plus loin, à 5 minutes, de l’autre côté des falaises.

Nous avons la chance, cette fois-ci, d’apercevoir énormément de ces grands mammifères marins, ainsi que pas mal de bébés jouant sur les rochers et dans l’eau.

Le bateau, très maniable de part sa petite taille et également très puissant, nous permet de nous approcher à moins de 2 mètres. Superbe pour la prise de photos !

Certaines otaries s’amusent beaucoup à venir nager et jouer juste à 50 cm de nous, un vrai plaisir pour les yeux… Val tente même quelques photos sous-marines, mais avec les vagues, ce n’est pas chose facile !

Nous sommes juste au pied de falaises calcaires de plus de 60 mètres de haut, le décor est vraiment splendide aussi. Notre guide nous emmène ainsi le long de ces falaises, où la colonie se détend sur les récifs, ainsi que dans une immense grotte au plafond très haut, où d’autres de ces mammifères se prélassent tranquillement.

Après presque une heure sur place, il est déjà temps de faire route arrière vers la terre ferme…

 

Une fois le dîner sandwichs avalé, nous repartons vers « Nelson », 80 km plus à l’ouest, dernière ville de l’état du Victoria, juste avant la frontière.

La route est agréable, et nous nous arrêtons en chemin à une grotte calcaire, perchée en haut d’une colline un peu abrupte, mais qui ne nous empêche pas pour autant d’y grimper !

La vue de la haut est vraiment superbe !

Nous passons enfin la frontière, et arrivons dans notre 3ème état australien : le « South Australia » (ou « Australie Méridionale », comme disent les Français…).

Et nous nous arrêtons pour la nuit à « Port Mac Donnell », une petite ville de pêcheurs.

 

Jour 144 (vendredi 03 avril 2009)

Ce matin, nous profitons d’une petite grasse matinée pour nous reposer et être à l’ordinateur.

Denis et Martine sont partis se balader de leur côté, et nous nous sommes donnés rendez-vous à Mont Gambier à 16 heures.

 

Nous quittons donc Port Mac Donnell à notre aise, avec seulement 30 km à parcourir, et faisons un premier arrêt juste à l’entrée de « Mount Gambier », pour observer le « Blue Lake » : la ville est située juste à côté d’un cratère de volcan, endormi depuis plus de 40000 ans, et le lac du cratère prend en été une couleur bleu turquoise magnifique, et reprend en hiver un bleu plus gris. Mais arrivant en automne, la couleur a déjà commencé à faner, ce qui ne nous empêche pas pour autant d’observer la beauté du décor.

Juste à côté, une petite tour de guet à l’aspect médiéval se dresse, et nous nous croyons presque emportés quelques siècles dans le passé...

 

Arrivés dans le centre ville, nous nous arrêtons au centre des visiteurs où nous rejoignons les parents de Damien.

En prenant des infos, nous apprenons qu’un peu plus loin dans un parc se situe un « Sinkhole » : il s’agit en fait d’un immense trou dans le sol du parc, de 25 mètres de profondeur et 50 mètres de diamètre, formé par l’effondrement du sol, au siècle passé, et ce dû à l’infiltration d’eau dans la roche calcaire. Le résultat est assez extraordinaire !

 

Nous commençons par aller nous y balader de jour, un grand jardin a été aménagé dans le fond du trou, et l’on y accède par une volée d’escalier. De grands rideaux de lierre pendent de haut en bas de la cuvette. C’est vraiment superbe et enchanteur !

 

Il parait qu’à la nuit tombée, les opossums vivants dans la roche du « Sinkhole » sortent se balader, et l’on peut venir les observer et les nourrir…

Nous décidons donc de tenter notre chance, et retournons donc nous y promener de nuit, armés d’une pomme coupée en petits morceaux.

On pourrait dire qu’ils ressemblent un peu à de petits singes nocturnes. Le premier petit mammifère ne veut pas descendre de la corniche sur laquelle il est perché, mais le deuxième est moins craintif, et vient littéralement nous manger dans la main pendant une petite demi-heure, un vrai bonheur !!

Nous avons vraiment bien fait de retourner y jeter un œil ce soir… Quelle belle expérience inoubliable ! Un vrai plaisir de la nature…

 

Jour 145 (samedi 04 avril 2009)

Nous quittons Mount Gambier pour nous diriger vers « Robe », 140 km vers le nord-ouest.

 

En chemin, nous tombons sur un « Bunnings Warehouse », un grand magasin de bricolage, et nous nous y arrêtons quelques heures, pour le plus grand plaisir de Denis ! Qui s’amuse beaucoup à comparer les prix, et à regarder les différences entres les produits européens et australiens.

 

Fin d’après-midi, après avoir emprunté une route touristique en bord d’océan et vu une jetée de plus d’1 km à « Beachport », nous arrivons enfin à « Robe ».

Nous nous installons pour la soirée à l’extrémité de la ville, près de l’obélisque servant de phare : c’est un gros pilier de 6 mètres de haut sur 2 de large à la base, n’ayant pas de lampe, mais ligné de couleurs blanche et rouge, pour guider les bateaux

 

Jour 146 (dimanche 05 avril 2009)

Après avoir passé la matinée sur l’ordinateur à prendre de vos nouvelles grâce à notre modem internet, nous nous mettons en route vers « Kingston SE », petite ville balnéaire de 1400 âmes, 50 km après Robe.

 

On y trouve tout de même un musée de plus de 160 tracteurs et anciennes machines, ainsi qu’une statue géante d’un homard (18 mètres de haut) à l’entrée de la ville : c’est en fait l’enseigne pittoresque d’un restaurant.

 

Pendant que nous allons nous faire une petite balade tranquille sur la plage, Denis et Martine font une halte au musée de tracteurs.

 

Pour la soirée, nous préparons un bon souper de fête, aujourd’hui : c’est l’anniversaire de Damien ! On sort le bon vin, les toasts & apéros, ainsi que les bougies sur le gâteau…

Un quart de siècle, ça se fête !

 

Jour 147 (lundi 06 avril 2009)

5 heures du matin, un bruit de fou nous réveille : toutes les minutes, nous nous faisons rincer par une bonne drache…. Les arroseurs automatiques ! Et à chaque passage, une bonne douche !

Heureusement qu’ici, l’eau est une denrée rare... et que l’arrosage ne dure pas longtemps… Nous allons pouvoir nous rendormir bien vite !

 

7 heures du matin, les ouvriers arrivent pour remplacer tous les sanitaires du bâtiment d’à côté : et pour remplacer, il faut d’abord casser, et bien sur, au marteau piqueur …

 

La nuit ne fût vraiment pas de tout repos…

 

Après le petit déjeuner, nous nous remettons en route. Nous avons aujourd’hui 200 km à faire pour arriver à « Tailem Bend ».

 

Les 140 premiers kilomètres nous font longer un parc national bordant l’océan, et les 60 derniers nous font rentrer dans les terres, jusqu’à atteindre la ville.

 

Pour terminer la journée, nous passons l’après-midi à visiter « Old Tailem Town », une ville reconstituée, datant du début du siècle passé, et nous donnant un bon aperçut de la vie à l’époque.

La plupart des vieux bâtiments sont authentiques : démontés de leur endroit d’origine, puis remonté ici, dans cette veille ville, et chacun occupe une place bien précise, de la poste à l’école, en passant par les magasins en tous genres, garages, salle de spectacle, cinéma, gare, etc... Beaucoup d’outillages et de machines sont également présentés.

 

L’endroit est grand et l’on s’y perd quelques heures à flâner : il y a vraiment de quoi voir !

Les propriétaires nous permettent même de passer la nuit sur le parking de la veille ville.

 

Jour 148 (mardi 07 avril 2009)

Ce matin, nous changeons de région, pour passer de la « Limestone Coast » à la « Fleurieu Peninsula », et nous nous dirigeons vers « Victor Harbour », à 120 km de Old Tailem Town.

 

Quelques kilomètres après avoir démarré, nous devons passer une rivière, et à notre plus grande surprise, il n’y a pas de pont, mais bien une barque de ferry, permettant de faire traverser les véhicules à l’aide de câbles et de poulies.

C’est bien la première fois que nous voyons ça !! C’est assez amusant !

 

Un peu plus loin, en chemin, nous passons par une région vinicole, et apercevons une machine à vendanger, en plein travail. Une petite pause s’impose, comme on dit !

Après une petite discussion avec la vigneronne, elle nous propose de monter sur la machine. Ni une ni deux, nous grimpons à 3 mètres du sol, pour vendanger 2 rangées de vignes.

Wahou ! C’est impressionnant !! C’est pas tous les jours que s’offre une occasion pareille !

 

Nous repartons les bras littéralement chargés de grappes de raisins, et arrivons finalement à « Victor Harbour », une des plus grosses villes de la région.

Enfin, gros, tout est relatif…. : dans l’état du South Australia, à part à Adelaïde, il n’y a pas de ville de plus de 30000 habitants… donc quand on dit « gros », ça veut dire 5000 personnes maximum ! Eh oui, ça a l’air peut-être ridicule pour vous, et pourtant…

 

Juste à côté de la ville se trouve « Granite Island », une petite île accessible à pied depuis la côte par un grand pont, et desservie également par un tram tiré par un cheval de trait, pour ceux désireux de ne pas marcher. Ce tram fonctionnait déjà au début du siècle passé.

Une colonie de petits pingouins vit sur l’île, et il est possible de la visiter à la nuit tombée, en suivant une visite guidée.

 

A notre arrivée en ville, nous commençons donc par réserver une visite guidée pour le soir même sur l’île, ainsi qu’une table dans un restaurant de la ville.

 

Fin d’après-midi, nous nous rendons sur l’île, et profitons pour nous y balader avant que la nuit ne tombe. Il y a beaucoup de vents aujourd’hui et il ne fait pas des plus chaud !

 

18h30, il fait déjà noir, les petits pingouins ne vont pas tarder à arriver…

Mais ici, pas question de les attendre tranquillement sur la plage qu’ils pointent le bout du bec, il va falloir les chercher. Ce n’est plus la saison des amours et la période de sevrage des petits étant finie, le nombre de pingouins sur l’île est moindre, il faut donc avoir un peu de chance pour en apercevoir.

Les visiteurs sont séparés en 4 groupes de 15 personnes par les guides. Nous nous baladons donc près des rochers, sous les étoiles, en suivant notre guide munit d’une lampe torche à lumière rouge, qui permet de chercher les petits pingouins sans les aveugler (ils sont tellement sensibles qu’un flash d’appareil photos ou une lumière blanche les aveugle pour 20 minutes).

 

Nous n’en trouvons malheureusement pas des masses, et voyons plus d’opossums se nourrissant de figues dans les arbres que de pingouins dans les rochers…

Heureusement, vers la fin de la balade, nous tombons sur un groupe de trois petits pingouins, et cette fois-ci, nous pouvons prendre des photos sans flash !

 

La visite a duré une heure. Résultats : nous avons vu 12-13 pingouins et 8 opossums.

 

Nous nous dépêchons ensuite de quitter l’île et d’aller au restaurant, qui ferme ses portes à 20 heures. C’est finalement plus une cafétéria style cantine qu’un restaurant traditionnel… Le buffet (entrée, plat, dessert, café) est à un prix imbattable, certes, mais ça manque de raffinement !

 

Jour 149 (mercredi 08 avril 2009)

Ce matin, nous quittons la ville pour faire quelques kilomètres afin de visiter un parc « open range » : un zoo dans lequel nous nous baladons en compagnie des kangourous, et autres animaux australiens.

 

Le parc est très grand, et nous pouvons caresser et nourrir à loisir les kangourous, qui se laissent plus que faire, pour notre plus grand plaisir ! En super attraction, à 11 heures, le repas des koalas, avec en prime le droit de les caresser… Ohhh, c’est tout doux et trop mignon !!

C’est sur, on en reprendrait bien un pour la maison ! J

 

À 13h30, c’est le tour des crocodiles d’être nourris, mais ici pas question de mettre la main ! Malheureusement, il ne fait pas assez chaud aujourd’hui, et c’est à peine si le soigneur ne doit pas mettre la nourriture dans leur bouche pour qu’ils mangent…

Eh oui, ces créatures à sang froid ne sont pas très actives par ce temps, même si nous sommes tout de même en shorts !

 

En plus de ces animaux très courus, nous voyons également des dingos, des wombats (inactifs à cette heure de la journée), des Quolls à pois (une espèce en voie d’extinction : c’est le deuxième plus gros marsupial carnivore, après le Diable de Tasmanie), des echnidas, des lézards, des chauves-souris, etc…

 

Nous passons pas mal de temps dans le parc, entourés des kangourous, des canards et de tous ces animaux.

Mais tout à une fin, et nous devons finir par nous remettre en route vers « Yankalilla », où nous dormons sur le parking d’un garage.

 

Le soir tombé, un milliers de « Cacatoès » (ces perroquets blancs à crête jaune) passe au-dessus des motorhomes (en criant, comme à leur habitude), afin de passer la nuit dans les arbres du village.

 

Jour 150 (jeudi 09 avril 2009)

Nous quittons Victor Habour pour réaliser les 80 derniers kilomètres qui nous séparent encore d’Adelaïde, capitale du South Australia.

 

Le problème, dans les grandes villes, c’est de nous trouver une petite place tranquille où laisser nos 2 motorhomes, sans qu’on ne nous dise rien…

Finalement, après avoir tourné pendant presque 45 minutes, nous nous trouvons une place pour le week-end : le parc aquatique, à 3 km du centre ville, avec son parking dégagé, nous paraît l’endroit idéal. Il se trouve près d’un grand axe où passent les bus, à peine 15 minutes de trajet jusqu’au centre. Parfait !

 

Nous voici donc enfin arrivés et installés à Adélaïde. Nous mangeons un bout, puis prenons le bus vers la ville. Malheureusement, c’est le Week-end de Pâques, et tout sera fermé les prochains jours…

La ville est fort sympathique, et nous nous y baladons quelques heures, en passant par le « Central Market », un gros marché couvert. On y vend plus spécialement de la nourriture, mais nous avons réussi à dégoter quelques magasins de bric-à-brac, pour notre plus grand plaisir à tous les 4…

 

Comparée aux autres villes « capitales d’état » déjà visitées, Adelaïde est la plus petite et ne possèdent aucun gratte-ciel : nous n’aurons donc pas la possibilité de voir la ville du dessus, comme à notre habitude !

 

Nous passons la soirée dans le motorhome, à regarder ensemble les quelques vidéos prises pendant notre périple.

 

Jour 151 (vendredi 10 avril 2009)

Ce matin, c’est grasse mat pour nous. Les parents, eux, sont en train de préparer leurs bagages… Eh oui, nous sommes déjà la veille de leur départ !

C’est aussi aujourd’hui que nous rendons leur motorhome à l’agence de location, ici à Adelaïde, et tout doit être en ordre.

 

Une fois cela fait, nous les conduisons à l’hôtel pour leur dernière nuit dans l’état du South Australia. Ils séjournent dans le Mercure du centre, qui est vraiment bien situé.

Quand à Ozbe, nous le regarons au centre aquatique, puis allons rejoindre Denis et Martine dans le centre ville.

Nous profitons d’une dernière petite balade dans la ville, avec un seul but en tête : trouver un restaurant pour ce soir ! C’est l’anniversaire de Denis, et il faut fêter ça comme il se doit !

 

Après avoir déambulés dans les rues pendant 2 heures, nous faisons notre choix pour « Eros Ouzeri » : un très bon restaurant grec. Nous y mangeons de délicieux plats, et l’assiette d’assortiments de desserts est vraiment formidable… pour le plus grand plaisir de Val ! J

 

Il est déjà l’heure de prendre le dernier bus pour rentrer au motorhome et y passer une bonne nuit…

 

Jour 152 (samedi 11 avril 2009)

Après le petit-dej, nous passons prendre les parents de Damien à leur hôtel, et nous nous mettons ensuite en route vers le « Wine Museum », seul musée ouvert à Adelaïde aujourd’hui, jour férié.

Le musée est assez basic en somme, il parle du vin, mais pas de la création de celui-ci, ce que nous trouvons bien dommage ! Nous y voyons les différentes régions viticoles d’Australie, les différents types de cépages, ainsi qu’un écran interactif interrogeant des viticulteurs sur leurs produits et des cuisinier sur ce qu’ils font avec du vin.

 

Nous finissons la matinée dans un centre commercial, à 2 minutes de l’aéroport, afin d’être tout près pour les y conduire l’heure venue.

Vers 15 heures, il est temps de déposer Denis et Martine à l’aéroport, afin qu’ils prennent leur vol. Ils vont tout d’abord passer le week-end dans la ville de « Perth », dans l’état du « Western Australia » (Australie Occidentale), avant de rentrer en Belgique lundi.

 

Après les au revoirs à l’aéroport, nous ne faisons plus grand chose de la journée, si ce n’est avoir un peu le cafard… Après 20 jours à 4, c’est assez bizarre de ne se retrouver plus qu’à 2 !

Nous regardons un peu de documentations sur la suite de notre voyage, et retournons nous installer, pour cette nuit encore, au parc aquatique de la ville.

 

Jour 153 (dimanche 12 avril 2009)

Aller, il est temps de se reprendre en main !

Nous avons grand besoin de faire les lessives, les courses, et de nous apprêter pour la grande traversée qui nous attend : nous allons, nous aussi, à « Perth », pas en avion, mais bien par la route !

 

Et il faut dire que ça ne va pas se faire tout seul… Nous allons passer par des régions arides, où il n’y a pas de ville pendant des centaines de kilomètres et nous devons absolument faire les courses afin d’avoir des réserves.

C’est finit la civilisation, ou presque : après Adelaïde, nous allons vraiment commencer à quitter la partie habitée de l’Australie.

 

Nous nous prenons donc une nuit au camping, histoire de profiter des facilités de celui-ci : blanchisserie et cordes à linges, l’eau et bien sur l’électricité.

 

La journée se passe donc en nettoyage, lessives, aspirateur, etc… et nous profitons du bonheur d’avoir l’électricité pour le faire en musique, grâce à l’ordinateur, c’est quand même bien plus gai !

(Imaginez-vous bien tout le confort moderne dans lequel on vit en Belgique ??… maintenant, on s’en rend bien compte, et une fois rentrés, on doit bien avouer qu’on sera content de le retrouver pour bien des choses !!)

 

La journée est vraiment extra, le soir tous nos draps sont déjà secs… Quel plaisir d’avoir du soleil !

 

Nous sommes donc fins prêts à reprendre la route dès demain matin !

 

D’Adélaïde à Ceduna

Jour 154 (lundi 13 avril 2009)

Ce matin, nous démarrons du camping, après avoir fait nos vidanges et le plein d’eau.

 

Aujourd’hui, nous allons vers « Port Pirie », à 200km au nord d’Adelaïde, en haut de la « Yorke Peninsula ». Cette ville possède une des plus grosses fonderies de plomb d’Australie. Mis à part cela, elle est plutôt calme.

 

Il faut dire que c’est jour férié, eh oui, encore, c’est la fin du week-end de Pâques : tout est donc fermé… nous ferons nos courses demain !

Un peu à l’écart, près de la piscine, une petite place nous attend pour y passer la nuit.

 

Jour 155 (mardi 14 avril 2009)

Aujourd’hui, nous commençons par refaire le plein de vivres, car nous allons passer par une région aride dite « Outback », où quasiment rien ne pousse, et où les villes sont plus éloignées les unes des autres.

 

Comme nous trouvons que nous ne rechargeons plus assez nos batteries avec le panneau solaire, nous allons ensuite rendre une petite visite à un auto électricien.

Il regarde notre installation électrique qu’il trouve un peu « bancale » (disons que Mike l’a faite « maison »), et trouve 2 problèmes qui pourraient être la cause de nos soucis : une diode, qui n’a rien à faire dans le système, et l’interrupteur qui relie la batterie moteur et les batteries cellules est complètement défectueux.

Il sait nous changer toute l’installation pour une grosse somme (et être sûr que tout marche à la perfection), ou juste réparer les 2 babioles à problème, pour moindre prix.

Le problème n’étant pas trop important, nous choisissons la deuxième solution.

 

Maintenant que l’électricien a changé notre interrupteur, nous allons enfin pouvoir recharger les batteries cellules comme il faut lorsque nous roulons ! (Ce sont celles de l’intérieur du motorhome, qui nous permettent d’avoir des lampes et d’utiliser du 240V pour l’ordinateur).

 

Il est déjà tard, et nous partons ensuite de Port Pirie pour faire quelques kilomètres (ce qui est fait aujourd’hui, n’est plus à faire demain …), et dormons sur une aire de repos à 30 km de la ville.

 

Jour 156 (mercredi 15 avril 2009)

Nous nous réveillons de bonne heure et allons vers « Port Augusta », 95 km au nord de Port Pirie. C’est une ville beaucoup plus grosse, servant de frontière avec l’Outback.

 

(A partir de là, si l’on monte vers le nord, on rentre dans le désert pour aller dans le centre rouge de l’Australie, et si l’on part vert l’ouest, on se dirige vers Perth, en passant aussi par un désert, appelé le « Nullarbor ».

C’est la deuxième voie, celle de l’ouest que nous suivrons. Nous visiterons le Centre rouge australien plus tard dans notre périple, en descendant à partir de la côte nord du pays).

 

Arrivés à Port Augusta, nous prenons donc vers le sud-ouest, afin de suivre la côte, et de faire le tour de la « Eyre Peninsula », avant de traverser le « Nullarbor », un grand désert dont le nom aborigène signifie : sans arbre (nom très prometteur !), dont la longueur fait 1150 kilomètres.

 

Nous profitons donc des dernières villes de la péninsule pour voir du monde et profiter de magasins !

Nous passons faire un peu de shopping, et trouvons un Mp3, afin d’avoir de la musique à l’avant du motorhome, pour la solitude des grandes routes désertiques qui nous attend d’ici peu… (Eh oui, c’est sur, nous ne capterons plus de fréquence radio !)

 

Nous reprenons Ozbe, et passons par la petite ville de « Whyalla », 80 km au sud de Port Augusta. Sur la route, nous passons vraiment par des endroits désertiques, ayant juste des buissons et des rochers à perte de vue, sur une plaine sans presque aucun relief.

C’est le début de l’Outback, une région que nous allons découvrir et admirer pour encore bien des kilomètres…

 

Nous parcourons encore 50 km après Whyalla, pour nous trouver une aire de repos, à 60 kilomètres de la petite localité de « Cowell », et passons notre première nuit dans le « désert » australien…

 

Jour 157 et 158 (jeudi 16 et vendredi 17 avril 2009)

Notre destination du jour est « Port Lincoln », à la pointe de la péninsule.

Nous reprenons donc la route et parcourons, cette fois-ci en musique, les 200 kilomètres vers le sud qui nous séparent de la ville.

 

Nous arrivons en début d’après midi, et commençons par le centre d’informations des visiteurs. Nous passons ensuite à la bibliothèque : histoire d’utiliser un peu internet, avant d’être vraiment perdu au milieu de nulle part !

 

Nous restons à Port Lincoln pour la nuit, car nous aimerions encore aller à la bibliothèque demain, et Damien aimerait bien trouver un magasin d’informatique pour formater et réinstaller l’ordinateur (eh oui, nous avons toujours des petits soucis avec… c’est que la bête se fait vieille !  Nous n’avons pas su mettre une update de Windows lors de notre dernière installation, et n’avons toujours pas accès à Google Earth, ni à notre Webcam, pour ceux qui nous sonne via Skype).

 

Malheureusement, nous ne trouvons pas de magasin d’informatique sachant nous aider… nous allons donc simplement à la bibliothèque, envoyer plein de mails en attendant vos réponses assidûment…

 

Fin d’après-midi, nous quittons la ville et passons par un magasin de musique acheter une guitare : Un vieux rêve qui prend forme !! Nous prenons la guitare basique, et un bouquin pour débutant.

 

Une petite aire de repos sympa à 40 km au nord de Port Lincoln, en remontant la péninsule, nous attend pour essayer notre guitare et passer la nuit…

 

Jour 159 (samedi 18 avril 2009)

Ce matin, nous parcourons 130 km, toujours vers le nord, pour arriver à « Elliston », une petite ville touristique et sympathique sur la côte.

 

Après les conseils du centre des visiteurs, nous empruntons une route touristique de 20 km, bordant de hautes falaises calcaires. La vue y est vraiment superbe !

Plein de petits points de vue donnant sur la baie sont répartis tout au long du parcours, ainsi que d’étranges statues datant d’un festival passé, dont certaines sont assez marrantes.

 

Nous prenons le temps de nous y balader à notre aise, avant de quitter la ville.

Le soleil commence déjà à se coucher, le spectacle est vraiment de toute beauté sur la baie…

Nous nous arrêtons juste un peu plus loin sur une aire de repos, afin de ne pas rouler de nuit.

 

Jour 160 (dimanche 19 avril 2009)

Aujourd’hui, nous commençons par nous diriger vers la ville de « Streaky Bay », 125 km au nord-ouest d’Elliston.

 

En chemin, nous nous arrêtons pour visiter « Murphy’s Haystack » : une formation rocheuse sortie de terre il y a bien longtemps, et qui s’est érodée au fil des siècles.

Ce sont en fait de gros blocs de pierre rouge, regroupés, se tenant debout en plein milieu d’un ancien champ de paille (d’où Haystack = motte de paille).

 

Après cette petite balade bien agréable sous le soleil, nous arrivons à Streaky Bay, y faisons une course, et vagabondons un peu sur le marché local, où plusieurs stands de nourriture du terroir se côtoient.

 

Il est maintenant grand temps de se diriger vers « Ceduna », 120 km au nord-ouest, qui est la dernière ville avant la traversée du désert du Nullarbor.

Une fois arrivés, il est trop tard pour passer à l’office du tourisme, mais promis, nous irons demain !

 

Jour 161 (lundi 20 avril 2009)

Eh voilà, nous sommes aujourd’hui à « Ceduna », dernière ville avant le fameux désert.

 

Avant d’entamer la traversée, nous voulons faire changer tous les pneus du motorhome, puisque 2 des 6 pneus sont vraiment usés, et il ne faudrait pas crever en chemin…

(C’est assez simple : en cas de panne, il n’y a pas de réseau gsm, nous pourrions donc déjà attendre pas mal de temps que quelqu’un passe et ramène de l’aide. Puis il faudrait encore des jours pour se faire réparer, et le prix serait au moins 4 fois plus élevé, si pas plus. A bon entendeur…)

 

Dès le matin, nous faisons donc le tour des garages de la ville, et finissons par trouver un garagiste très sympathique, qui n’a malheureusement pas non plus les pneus de stock, mais qui les commande et nous les installera le lendemain matin première heure, une fois la livraison arrivée : les pneus vont arriver à 9h demain, tout droit d’Adelaïde, à 800 km d’ici… C’est ça l’Australie !

 

Nous passons le reste de la journée à faire le plein de vivres pour le voyage, le plein d’eau, et à écrire quelques mails, puis retournons voir le garagiste qui nous installe à l’arrière du garage pour la nuit, avec en prime le raccord à l’électricité, quel luxe !

 

De Ceduna à Norseman

Jour 162 au 165 (mardi 21 au vendredi 24 avril 2009)

Les pneus sont assez vite installés, et nous sommes fin prêt pour partir à 13h, après un petit dîner sandwichs, ainsi qu’un plein d’eau et de gaz.

 

C’est partit pour 1150 km, de « Ceduna » à « Norseman » : Le « Nullarbor National Parc ».

Entre ces 2 villes, il n’y a que des pompes à essence appelées « Roadhouse » (relais routier), faisant également restaurant, hôtel et camping. Il y en a une à peu près tous les 300 km, et cela va s’en dire, le prix de l’essence y est horriblement cher !

 

Nous passons les dernières maisons et derniers champs de la ville, pour faire 40 km dans le BlueBush : une plaine parsemée de petits buissons bleutés, il y en a à perte de vue, on se croirait presque sur la mer… enfin, avec beaucoup d’imagination...

 

Après cela, nous rentrons à nouveau dans une zone boisée pour quelques dizaines de kilomètres.

 

Une fois cette zone boisée passée, nous rentrons enfin dans la plaine du Nullarbor : une vaste plaine faites de buissons et de rocs parsemés sur une étendue sèche et terreuse.

Un superbe paysage très plat, qui nous accompagne tout au long du reste de la traversée, et qui nous permet de voir à des dizaines de kilomètres à la ronde !

 

3 jours et demi nous sont nécessaires pour effectuer le passage du désert : nous avons eu droit à une soirée entière d’orages, avec un lendemain très venteux, mais le vent n’allant pas dans le bon sens, ça ne nous a pas aidé à avancer, et le réservoir d’essence en a bien souffert…

 

Outre le paysage, nous avons aussi croisé quelques espèces animales que nous n’avions vu  uniquement dans les zoos jusqu’à présent : des aigles immenses survolant la route en espérant trouver quelques cadavres, ou les ayant déjà trouvés et se régalant sur la route entre le passage des voitures, un dingo, et malheureusement beaucoup trop de kangourous écrasés.

 

A mi-chemin, nous avons également changé d’état et passé la frontière du « Western Australia », notre 4ème état australien.

La frontière de cet état est la plus stricte de tout le pays : aucun fruit ni légume ne peut passer, ainsi que la plupart des produits animals et végétals. Un vrai poste de quarantaine est installé, et les douaniers n’hésitent pas à fouiller tous véhicules, caravanes, motorhomes, et camions.

Quelle loi géniale, sachant que la prochaine ville permettant de faire des courses se trouve à plus de 650 kilomètres de la frontière… Enfin, c’est pour la bonne cause, mais quand même !

 

Le dernier soir, nous arrivons aux abords de la ville de « Norseman », et nous installons dans une aire de repos, 5 km avant la ville, sachant que celle-ci ne tolère vraiment pas le camping sauvage. Inutile donc de se faire remarquer… nous irons jusque là demain !

 

De Norseman à Perth

Jour 166 (samedi 25 avril 2009)

Après cette longue traversée du désert du Nullarbor, nous décidons de faire une petite grasse matinée bien méritée sur notre aire de repos.

 

Vers 11 heures, nous nous rendons enfin à « Norseman » pour y effectuer un bon gros ravitaillement de nourriture, qui s’avère plus que nécessaire.

 

Malheureusement, Norseman n’étant qu’une toute petite localité, le minuscule supermarché était déjà en train de fermer à notre arrivée. Nous prenons donc juste de quoi manger ce midi, puis filons vers « Esperance », une ville digne de ce nom, 220 km plus au sud.

Ça

Nous y arrivons en fin de soirée, et nous installons à la Boat Ramp.

 

Jour 167 (dimanche 26 avril 2009)

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous rendons dans le centre ville d’« Esperance », où se tient un marché local avec quelques stands assez sympas.

Nos achats sont une confiture artisanale de figues et un « Sushezi » : une machine à faire des makis (ce sont des sushis ronds, enroulés dans une algue… Un de nos péchés mignons !).

 

Nous empruntons ensuite la route touristique de la ville, passant par l’une des plus belles plages d’Australie, ainsi que par quelques points de vue.

Les plages du coin sont vraiment toutes magnifiques, avec leur sable blanc et leurs eaux transparentes… Une vraie merveille ! Dommage qu’il ne fasse pas chaud pour aller s’y baigner.

 

Du jour 168 au 170 (du lundi 27 au mercredi 29 avril 2009)

Aujourd’hui, nous quittons Esperance pour faire les 550 kilomètres qui nous séparent de la ville d’« Albany », au sud-ouest.

Nous roulons tranquillement, et y arrivons mercredi matin.

 

Notre première mission est de passer au centre d’informations, afin de trouver un garage pour faire le premier entretien d’Ozbe. Une fois le rendez-vous fixé à vendredi, nous allons nous réapprovisionner pour les prochains jours, et nous nous installons pour la nuit sur le parking du supermarché.

 

Jour 171 (jeudi 30 avril 2009)

Devant attendre le lendemain pour aller au garage, nous profitons de notre journée de libre pour flâner en ville, et passer à la bibliothèque.